Mia International SA - Presse LE SOIR
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LES MÉNAGES IMMIGRÉS CONTRIBUENT À L'ÉCONOMIE BELGE

Selon l'OCDE, le mythe de l'immigration profiteuse qui grève le budget de l'Etat est largement écarté par les statistiques, en Belgique.

Dans son dernier rapport (2013) sur «Les perspectives des migrations internationales», l’OCDE mesure des contributions annuelles moyennes nettes (le solde entre les contributions à l’impôt et les prestations sociales perçues) des ménages immigrés de Belgique toujours positives, que le ménage soit né dans le pays (9.159 euros), immigré (5.560) ou mixte (16.830). Ce n’est pas le cas, par exemple, de l’Allemagne et de la France, et encore moins de la Pologne.

Toutefois, dans cette étude, aucun indicateur ne permet de mesurer précisément l’impact fiscal de la seule immigration marocaine. Une distinction méthodologique entre les pays à faible revenu (dits «pauvres») et haut revenu (dits «riches») permet cependant d’approcher le phénomène, dès lors que le Maroc ne fait pas partie de l’OCDE et appartiendrait, de facto, à la catégorie des pays «pauvres». Ainsi, la Belgique figure parmi les pays où la différence de contribution nette entre les ménages immigrés des pays «pauvres» et des pays «riches» est la plus grande (4ème place), soit plus de 6.000 euros par an. C’est-à-dire que les ménages immigrés des pays «pauvres» contribuent, en moyenne, pour 6.000 euros de moins que ceux venus de pays de l’OCDE. Voilà pour le côté «revenus». Côté «dépenses», sur une année, ces ménages immigrés des pays «pauvres» bénéficient en moyenne d’environ 1.000 euros d’allocations sociales de plus que ceux issus des pays «riches», le cas échéant.

Autre indicateur, autre révélation: des 26 pays membres repris dans l’étude de l’OCDE, la Belgique montre la plus forte contribution potentielle au PIB des populations immigrées: +0.9% dans le scénario d’une parfaite transposition du taux d’emploi des natifs aux immigrés. À l’opposé, on trouve le Luxembourg qui perdrait près de 0,5% de PIB si les taux d’emploi «natifs» et «immigrés» étaient identiques. Une immigration très majoritairement employée, qualifiée, principalement issue des pays de l’OCDE, explique ce grand écart.

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